La pratique de la fumure azotée
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- La fumure azotée consiste à aider l'arbre à assurer ses besoins de mars à juillet.
Préconisations de fumure azotée sur jeunes oliviers
- Arbres entre 0 et 5 ans (ou arbres poussant et ne produisant pas) : phosphate d’ammoniaque en 1 ou plusieurs fois
Préconisations de fumure azotées sur oliviers en production
- La fumure doit donc apporter au minimum 50 unités/ha d'azote, le reste étant fourni naturellement par le sol.
- Si l'apport est fait sous forme d'engrais organique l'épandage doit être réalisé en fin d'automne/début d'hiver afin d'obtenir une bonne incorporation au sol, indispensable à la minéralisation.
- Si l'apport est fait sous forme d'azote ammoniacal, il peut être réalisé juste au départ de la végétation.
- Si l'apport est fait sous forme d'urée il faut l'épandre pendant la période de végétation.
- Si l'apport est fait avec de l'azote nitrique, il faut attendre que la nitrification naturelle soit active pour faire l'épandage.
- L'apport mixte azote nitrique plus azote ammoniacal est une formule bien adaptée à l'olivier pour le premier épandage, avant le départ de végétation à condition que la quantité d'azote nitrique soit faible et inférieure à la partie ammoniacale. Cet apport permet l'alimentation azotée des racines superficielles au cours des belles journées de fin d'hiver.
- Arbres au delà de 5 ans et en production : sulfate d’ammoniaque au départ de végétation et ammonitrate à partir de la floraison. On épand l’urée si les conditions agronomiques et climatiques sont réunies (humidité suffisante et griffonnage obligatoire). L’urée donne d’excellents résultats en pulvérisations foliaires.
- Ces chiffres sont à nuancer selon l’absence ou la présence d’irrigation, la nature du sol et sa fertilité.
- Pour les agriculteurs disposant de grandes surfaces et travaillant en doses/ha, il faut rappeler que pour minimiser les risques de pollution, les cahiers des charges ( notamment celui de “Fruits et Nature” dans le cadre d’une fertilisation raisonnée) préconisent un maximum de 50 unités d’azote par apport. La dose complète qui peut être proposée est une fourchette comprise entre 100 et 150 unités d’azote par hectare, soit entre 2 ou 3 apports selon le développement et les modalités de conduite du verger. 50 unités d’azote représentent environ 100 kg d’urée, 250 kg de sulfate d’ammoniaque ou 150 kg d’ammonitrate.
Fertilisation foliaire
- Afin d'aider l'arbre au printemps à surmonter la concurrence entre la croissance des rameaux fructifères et non fructifères, plusieurs apports d'azote absorbable par le feuillage sont très utiles. Dose = 1 kg d'N / ha sous la fome d'urée
- L’urée, très soluble, peut être utilisée en pulvérisation foliaire. L’urée ne laisse pas de dépôt sur les feuilles et peut être mélangée aux bouillies anticryptogamiques. La fertilisation foliaire est à privilégier lorsque on constate une baisse de l’activité racinaire, par exemple dans les vergers non irrigués lors d’une période de sécheresse. La forme ionique des fertilisants en mode foliaire favorise également leur assimilation, et notamment celle des oligo-éléments. En effet, les oligo-éléments contenus dans le sol se présentant (pour être assimilés par les plantes) sous forme chélatée sont d’une disponibilité immédiate moindre à la plante.
- La solubilité de l’urée est fonction de la température de l’eau : si 100 litres d’eau à 0 °C dissolvent 76 kg d’urée, 103 kg d’urée sont dissous dans la même quantité d’eau à 20 °C.
